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Infos Marines en Charente Maritime

Carrelets à saisir sur le littoral charentais (journal La Charente Libre du 24 05 2017)

24 Mai 2017, 14:29pm

Publié par pechecarreletsetmoulinets.fr

L’engouement ne faiblit pas pour les engins de pêche. Une commission d’attribution statuera fin juin sur les nouvelles demandes.

La publicité est parue dans la presse, dans les mairies concernées et bien sûr sur le site de l’association Les Carrelets charentais (1): dix-neuf emplacements pour ces traditionnelles cabanes de pêche sont proposés à l’attribution en Charente-Maritime d’ici le 28 juin. Certains pontons existent déjà à Fouras ou Port-des-Barques. D’autres sont à construire à Esnandes où Saint-Laurent-de-la-Prée sur des emplacements que la Direction départementale du territoire et de la mer (la DDTM) a déterminés, en accord avec les communes concernées.

Comme à chaque attribution - il y en a tous les ans -, des passionnés de cette forme de pêche de loisir vont proposer leur candidature pour obtenir la fameuse autorisation d’occupation temporaire (AOT) du domaine public maritime, sans laquelle nul n’a le droit d’ériger ce type de construction. "Elles font partie de notre identité locale. D’ailleurs, nous défendons leur classement au titre du patrimoine immatériel de la Charente-Maritime", déclare Patrick Bellouard, président de l’association.

C’est bien parce ces carrelets-pontons sont reconnus comme emblématiques du patrimoine que les services de l’État acceptent d’en maintenir le nombre. "Nous avons fixé un numerus clausus de 518 pontons hors ceux de l’estuaire de la Gironde, indique l’agent de la DDTM, Denis Gâteau. Les propositions d’implantation tiennent compte des traditions. Ainsi, il n’y en a pas en Oléron et sur Ré où, historiquement, ce type de pêche n’était pas ou peu représenté."

Emblématiques mais plus solides

Côté continent, les carrelets étaient plus nombreux avant la tempête de 1999 qui a emporté la majorité d’entre eux. "Celle de 2010 en a aussi fichu par terre, mais un peu moins. Les nouvelles constructions sont plus solides et répondent à un cahier des charges précis qui garantit leur robustesse", témoigne Patrick Bellouard.

Le président des Carrelets charentais entretient le sien à Marsilly depuis un demi-siècle. "Mon père l’avait construit là dans les années 50." Il observe une évolution sociologique des occupants. "Autrefois, c’étaient des artisans, des ouvriers, bref, des bricoleurs. Ensuite, après 1999, on a eu une population de “bobos”, des intellectuels, des professions libérales qui découvraient le formidable d’un carrelet face à la mer. Ils s’en sont fait construire à des prix conséquents, de l’ordre de 60 000 euros."

Aujourd’hui, le carrelet intéresse souvent des gens moins fortunés qui s’organisent à plusieurs en créant une association. Si l’emplacement est nu, ils construisent, sinon, ils doivent d’abord s’entendre avec l’ancien propriétaire pour le rachat.

"Des bois uniquement, car un carrelet est toujours dépendant d’une AOT à renouveler tous les cinq ans, rappelle Patrick Bellouard. L’association est un bon système, les frais sont partagés et des gens plus éloignés des côtes en profitent à tour de rôle. Un carrelet, on y vient un peu pour pêcher, mais davantage pour le plaisir de l’endroit, le casse-croûte entre amis."

Les associations sont prioritaires sur les particuliers dans l’attribution des emplacements, en particulier les associations gérant des carrelets dits "pédagogiques" en vue de sensibiliser à la protection du littoral. Seuls ceux-là sont autorisés à louer l’engin le temps d’une marée. "Ce n’est pas le cas des cabanes privées, même si certains le font quand même", admet le président des Carrelets charentais.

Pour profiter d’une journée de pêche sans investir dans un carrelet, on peut s’adresser au pôle nature de Vitrezay ou aux communes d’Esnandes et d’Aytré qui disposent des fameuses installations "pédagogiques".

(1) http://www.carrelets-charentais.com

 

Carrelets à saisir sur le littoral charentais (journal La Charente Libre du 24 05 2017)

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