la Seudre va bénéficier de l’aide de l'Europe

Publié le par pechecarreletsetmoulinets.fr

La pêche à la civelle existe encore sur la Seudre.
photo archives j.-j. s.
La pêche à la civelle existe encore sur la Seudre. ©
 
Une partie de l’enveloppe de 1,1 million d’euros va servir à lancer des projets autour de l’huître, de la civelle et des marais

La Communauté d'agglomération Royan Atlantique est associée à la création d'un Groupe local pêche aquaculture (Galpa) Marennes-Oléron aux côtés du Pays Marennes-Oléron, de la Communauté d'agglomération Rochefort océan et des filières professionnelles de la pêche et de la conchyliculture. Ce Galpa va bénéficier d'une enveloppe de 1,1 million d'euros de fonds européens pour développer sur les quatre prochaines années des projets de territoire pour les différentes filières.

« On devrait pouvoir lancer le programme dans le premier semestre 2017. Notre objectif est de monter des projets avec les acteurs locaux de la pêche et de la conchyliculture pour créer des emplois directs et indirects », indique Amélie Perraudeau, en charge de ce dossier au Pays Marennes-Oléron.

Un plan de repeuplement

Hier matin, il était question des communes situées sur la rive gauche de la Seudre lors d'une réunion organisée à La Tremblade. Sont en effet intégrées au périmètre de l'IGP (Indication géographique protégée) Marennes-Oléron les communes d'Arvert, de Breuillet, de La Tremblade, de Chaillevette, d'Étaules, de Mornac-sur-Seudre et de l'Éguille-sur-Seudre. Au total, le périmètre recouvre 30 communes réparties sur trois collectivités. En ce qui concerne la Seudre et sa rive gauche, les fonds européens vont servir à accompagner des projets autour de la filière de la pêche à la civelle, de l'affinage et l'exploitation des huîtres élevées en claires et de l'activité tournant autour des marais. En ce qui concerne la pêche, six bateaux sont recensés au port de La Tremblade et dix à celui de l'Éguille-sur-Seudre.

Éric Blanc, vice-président du comité régional des pêches et lui-même pêcheur de civelles, a dressé un état des lieux de la situation. Rappelons que la civelle désigne l'alevin de l'anguille européenne. Sa pêche, en France, est sévèrement réglementée. « Il y a quinze ans, à l'Éguille-sur-Seudre, il y avait encore 30 bateaux. Aujourd'hui, il n'y en a plus que 10 en raison d'un plan de gestion draconien », constate le vice-président. En haute saison, ce sont « 35 bateaux » qui viennent sur la Seudre pour la civelle. La pêche à la palourde, elle, a disparu. Même s'il y a un fort déclin, Éric Blanc ne veut pas baisser les bras. « Un projet de repeuplement de la civelle sur quatre ans est porté par le comité régional des pêches. On a déjà de très bons résultats », se félicite le pêcheur.

Le secteur est aussi pour l'IGP Marennes-Oléron « une clé de voûte » en ce qui concerne l'affinage en claires des huîtres. « Pour toutes ces raisons, il est important que des projets de territoire émergent afin de renforcer les filières professionnelles. »

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article